En finir avec mon addiction aux sucres – Jour 9 de mon défi

en finir avec mon addiction aux sucres
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S’il y a bien quelque chose que j’ai longtemps voulu sans vraiment réussir à y parvenir, c’est en finir avec mon addiction aux sucres.

J’en ai fait des choses… Certaines ont bien fonctionné mais pas sur le long terme. Pour d’autres, ça a été un véritable échec.

Tout ça pour, plus de 15 ans après avoir accueilli ce fardeau dans ma vie, en être quasiment au même point !

J’exagère, bien-sûr. A force de temps et d’expériences, même infructueuses, j’ai appris et ai avancé.

Petit récapitulatif…

Point de départ

J’ai commencé à devenir accro aux sucres vers l’âge de 14 ans. Du moins, c’est à cet âge que cela m’a dérangée. J’ai pris beaucoup de poids, je suis activement entrée dans la puberté et cela faisait trop de changements d’un coup, je pense.

Je me suis sentie très rejetée car j’ai été harcelée scolairement – n’ayons pas peur des mots. Parce-que j’étais déjà grosse et que j’avais de l’acné ou est-ce que cet événement a entraîné ma prise de poids et avec elle, la poussée acnéique que j’ai subie ? Qui de la poule ou de l’œuf est arrivé en premier et a démarré une réaction en chaîne ? Je ne le sais plus vraiment…

Vu que j’avais très peu d’amis, que je me sentais en colère contre tout le monde, que je détestais mon corps et que je détestais aller à l’école, je faisais le seul truc qui me réconfortait un peu : manger. Hyper classique, comme schéma !

en finir avec mon addiction aux sucres

Premiers essais

Fin de l’adolescence

Quelques années plus tard, à mon entrée au lycée, j’ai eu ma première relation amoureuse sérieuse. Je me sentais bien, j’étais aimée, il y avait à nouveau de l’espoir.

J’avais cependant de grosses douleurs lombaires et j’étais toujours assez grosse. Je suis allée consulter, entre autres, un orthopédiste qui m’a expliqué que mes douleurs étaient dues au surpoids.

Il m’a envoyée chez une endocrinologue.

Régime alimentaire

Ladite endocrinologue a été ignoble avec moi. Mais je n’ai pas perdu la face devant elle. On ne peut pas en dire autant de mes parents qui ont été choqués de la manière dont elle s’est comportée avec moi. Même après toutes ces années, il s’en souviennent encore avec émotion.

Elle m’a dit que c’était normal que j’ai ce poids et cette acné. Je devais changer mon alimentation et tout rentrerait dans l’ordre. Ben oui, pourquoi j’y ai pas pensé avant ? Suis-je bête…

J’ai rétorqué que je voulais bien mais que j’avais besoin de soutien, car c’était difficile.

Elle a ajouté que si je restais comme ça, aucun garçon ne s’intéresserait jamais à moi. Ce n’était pas normal d’être aussi grosse à mon âge.

Être aussi conne au sien, je ne sais pas si ça l’est, mais j’espère mourir avant, si c’est le cas !

Je faisais preuve d’un self-control énorme, à cet âge. De plus, je ne montrais que très peu mes sentiments. Et comme je gardais tout pour moi, cela ressortait, mais sous forme de réflexions, parfois très violentes, si d’aventure quelqu’un avait la malchance de dire quelque chose qui ne me convenait pas. « J’envoyais bouler » très facilement. Et comme j’avais pas mal de répartie, c’était facile. C’était le seul point que je maîtrisais : mon langage, ma manière de m’exprimer, mon bon français.

Je continuais, en réalité de creuser l’écart entre moi et les autres.

Les effets du sucre blanc

L’ingestion à haute dose de sucres ne m’aidait pas. Les produits contenant des sucres blancs – en somme tous les aliments industriels sucrés – ont une nette tendance à exciter. Voire à énerver. Il est même question d’études sur le rapport entre l’hyperactivité chez les enfants et l’ingestion de sucres blancs. Je n’étais pas physiquement hyperactive, mais mon cerveau fonctionnait sans cesse. Il ne cessait de mouliner, mariner, ressasser de la colère contre les autres…

Et comme le sucre rend addict très rapidement et pour longtemps (pour toujours?), pour s’en sortir c’est pas du gâteau 🙂

Premiers changements

Trêve de plaisanterie !

J’ai donc écouté et appliqué ce que cette endocrinologue m’a assené, faute de mieux.

Ma mère m’a beaucoup aidée dans cette entreprise. J’ai perdu environ 20 kilos. J’ai, dans le même temps, pris un fort traitement anti-acnéique. Le changement était donc spectaculaire.

Cela n’empêche que je me suis affamée et que ce médicament a eu beaucoup d’effets secondaires indésirables sur moi, comme une grande sécheresse de tout le corps (yeux, bouche, vagin, peau…). J’avais de grosses gerçures, des engelures, la peau de mon palais s’est plusieurs fois « arrachée » (extrêmement douloureux) car je ne supportais la nourriture que tiède voire froide… J’avais mal aux yeux, à la langue, aux doigts. Ma peau tirait beaucoup et je me blessais en grattant… J’ai eu plusieurs fois le vagin très boursouflé après des rapports sexuels avec préservatifs, même avec lubrifiants.

Bref, ce serait à refaire, avec les connaissances et les moyens que j’avais à l’époque, je referais exactement la même chose, pour être franche. Dans le fond, j’étais trop contente de voir mon champ de fraise faire place à une peau « normale » – ce qui n’est pas arrivé du jour au lendemain, quand même !

J’avais une alimentation déplorable, plein de carences, je prenais des compléments alimentaires tout cracra pour maigrir encore plus. Même le chitosan me donnait le tournis. J’avais encore beaucoup à apprendre sur l’alimentation saine et qui fait « réellement » – sainement et durablement, surtout – mincir…

Constat n°1 : échec

Puis, au bout de deux ans environ, j’ai commencé à retourner gentiment mais sûrement à mon alimentation « d’avant ».

J’ai repris quelques kilos, et là j’ai compris que le tour n’était pas joué. Que ce n’est pas comme cela que j’allais m’en sortir. Je me forçais trop à ne pas manger. Je ne me faisais jamais plaisir. Et quand je voulais, je ne prenais pas de plaisir. J’étais accro à ma balance et à mon reflet dans le miroir. Je vérifiais tout, je ne profitais de rien, j’étais souvent d’humeur maussade… Bref, tout sauf une conception saine de la vie.

en finir avec mon addiction aux sucres

Quand j’ai repris une alimentation normale dans le but de me stabiliser – c’est ce qu’on m’avait dit de faire à la suite du régime alimentaire – j’ai vite vu que mon addiction aux sucres n’avait pas disparue. Je l’avais juste remplacée par de la culpabilité et beaucoup trop d’exigences.

Deuxième essai

Ensuite, j’ai déménagé plutôt loin de chez mes parents. J’ai rencontré quelqu’un d’autre, j’ai quitté ma vie de petite fille, je me suis émancipée. Et avec ça, j’ai changé radicalement ma façon de faire.

« Je mange ce que je veux quand je veux »

En gros, cela voulait dire que je ne mangeais presque rien. Sauf que là, c’est moi qui l’avait décidé. Rien n’était écrit nulle part. Personne ne me connaissait là où j’étais. Je remplissais une page blanche : je pouvais être qui je veux.

J’ai décidé que je serai mince, sexy, cool, et tout le monde m’adorerait.

Se cacher différemment

J’ai fait plusieurs petits boulots et j’ai fini dans un magasin de sport très reconnu où l’ambiance est « djeun’s ». Tout le monde se tutoie, fait du surf, du running ou de l’escalade. On adore voyager quand on travaille là-bas. Et aussi, les filles sont canons, sportives et branchées.

Rien à voir avec moi, en fait. Mais, ça, personne ne le savait et je trouvais ça plutôt excitant.

Comme je mangeais très peu, j’avais tendance à me lâcher sur le sucre, de temps en temps. Il y avait même des jours où la seule chose que j’engloutissais, c’était du sucre. Mais, j’avais le droit puisque je ne mangeais rien d’autre. En plus, je faisais 60 kg pour 1,70m, ce qui était au-delà de mes espérances.

Je plaisais beaucoup, et ça m’amusait énormément. Je devenais un peu trop amoureuse de moi-même, mais cela restait raisonnable.

Se détruire par l’ingestion de sucres

Par contre, j’avais régulièrement des étourdissements, et ce que je faisais dans ces cas-là c’était… manger quelque-chose de très sucré ! On a coutume de donner un morceau de sucre aux personnes ayant fait un malaise, ce que je déplore. Peut-être qu’un fruit, ou des raisins secs serait plus judicieux. Les sucres blancs font monter la glycémie en flèche en ayant le désagréable inconvénient d’écœurer. Ce qui fait qu’on ne peut manger rien d’autre ensuite, alors qu’on en aurait bien besoin.

Et une heure après, on se retrouve tout flagada. Bref, le bon cercle vicieux ! Ah, c’est certain, on peut retrouver « la patate » après avoir ingéré du sucre, car comme je le disais, cela excite, mais ce n’est pas de la vraie énergie. En plus, les produits industriels sucrés sont bourrés de colorants, d’additifs très chimiques, de conservateurs… ce qui est extrêmement néfaste pour l’organisme.

Les farineux sucrés

Dans les pâtisseries et viennoiseries industrielles, on retrouve également des farines de blé blanches, pleines d’OGM : le gluten qu’elles contiennent est très agressif pour la paroi intestinale. Beaucoup se moquent de moi car je ne mange plus de gluten. Je n’invente pas les maux de ventre – entre autres – desquels je suis victime, si j’en ingère. Et, je pense qu’on devra tous y venir, un jour ou l’autre. Ou en tout cas, passer à des produits bio avec des farines complètes et une fois par jour maximum.

Fin de ma “fausse vie”

Puis, je me suis séparée de cette personne et je suis rentrée chez moi. La séparation a été difficile. J’ai commencé un nouveau travail où ça ne se passait pas bien. J’ai repris le poids que j’avais perdu en quelques mois. Et surtout, j’étais plus accro aux sucres que je ne l’avais jamais été !

C’est la fin de la première partie de cet article. « En finir avec mon addiction aux sucres » reprendra au jour 12 de mon défi. Patience, les choses ont bien changé, pour moi. Je vous donnerai toutes les astuces et de vrais conseils que j’ai appliqués pour réellement en finir avec mon addiction aux sucres !

En attendant, vous pouvez liker, partager et commenter à souhaits. Merci à vous !

Quant à moi, je vous retrouve demain pour la suite de mon défi d’un mois.

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Natacha

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