Le dépistage du diabète gestationnel – Jour 17 de mon défi

dépistage du diabète gestationnel
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La sage-femme que je consulte pour mes échographies de grossesse m’a conseillé de pratiquer un dépistage du diabète gestationnel.

Sinon, je suis suivie par une sage-femme en accompagnement global avec laquelle j’accoucherai naturellement, en plateau technique, dans un hôpital près de chez moi.

Le test d’hyperglycémie provoquée

Quand j’étais enceinte de mon premier enfant, j’ai du subir un test d’hyperglycémie provoquée pour le dépistage du diabète gestationnel.

Ma sage-femme de l’époque pensait que, vu mon poids d’avant la grossesse, environ 75kg pour 1,70m, il était préférable de le pratiquer.

Ce test est vraiment anti-physiologique, comme me l’a expliqué ma douce sage-femme.

Et effectivement, j’ai détesté le subir. J’ai fait un petit malaise et j’ai du rester allongée pendant la suite de l’examen.

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Pour celles qui ne connaissent pas, ce test est praticable à partir de la 26e semaine de grossesse.

Il s’agit de faire une prise de sang, à jeun, pour connaître la glycémie de la femme enceinte.

Puis, d’ingérer un bon verre d’un sirop très sucré, qui ressemble beaucoup à celui que l’on trouve dans le commerce et que l’on dilue pour en faire de la grenadine à l’eau ou de l’orangeade. Sauf que là, on le boit pur.

C’est, à proprement parler, dégueulasse ! Même quand on est une grande amatrice de sucre, comme moi. Je n’en connais pas une qui ait aimé ça.

Ce sirop va faire grimper la glycémie en flèche. On réalisera une seconde prise de sang une heure après l’ingestion du sirop. Puis, deux heures après. C’est ainsi que, au vu des résultats trouvés, on saura si la femme enceinte est atteinte de diabète gestationnel ou non.

Le test que j’ai réalisé pour ma seconde grossesse

Le poids de mon bébé

La sage-femme échographiste m’a expliqué que mon bébé avait un gros abdomen. Le poids qu’il avait lorsqu’on a réalisé l’échographie du 2e trimestre était supérieur à la moyenne de celui des fœtus à cet âge gestationnel.

Ma gentille sage-femme n’a pas du tout l’air inquiet (c’est l’air qui est inquiet), quant à elle. J’ai une grande confiance en elle, et ce qu’elle dit me rassure.

Mon homéopathe est bien d’accord, et m’a tout-de-suite dit que les sage-femme en accompagnement global avaient le savoir de ce genre de choses. Elles sentent bien mieux, rien qu’au toucher de l’abdomen, reconnaître si un bébé est « gros ». Les échographies montrent beaucoup de choses, mais l’interprétation qu’on en fait joue aussi un rôle. De plus, l’échographiste en question est aussi médecin. Elle travaille en hôpital, en plus de son cabinet, et je pense qu’elle n’est pas du tout habituée à la vision physiologique et naturelle dont se prévalent les sage-femme pratiquant des accouchement en plateau technique ou à domicile.

Je ne lui en veux pas du tout. Elle est, du reste, très sympathique. En plus, elle se souvenait de nous, depuis la dernière fois que nous l’avions vue, 2 ans auparavant, ce qui fait bien plaisir. Elle est très disponible et à des heures avancées en soirée. Cela nous arrange, vu les horaires de travail de mon conjoint. Enfin, elle explique très bien les choses.

Je me souviens que pour l’échographie du 3e trimestre de ma première grossesse, elle m’avait annoncé que mon bébé ferait 4kg minimum à la naissance. Elle en faisait en réalité 3,430kg…

Le test en question

Ma sage-femme m’a donc prescrit un test « alternatif ». Il a fallu que j’aille au laboratoire subir une prise de sang à jeun, pour connaître ma glycémie. Ensuite, j’ai pu rentrer chez moi pour avaler un solide petit-déjeuner. Une fois n’est pas coutume, je me suis permis un lait au chocolat dans lequel j’ai trempé 2 suisses au chocolat plein de crème, et un croissant aux abricots !

Je ne mange jamais de gluten, et surtout pas à jeun ! De plus, je ne mange jamais de sucre le matin. Enfin, je fais attention à ma consommation de produits laitiers de vache. Pour ce qui est du lait, je n’aime pas ça, donc je ne le bois pas. J’aime simplement tremper dedans des viennoiseries, quand il est bien chocolaté 😉

Je suis plus habituée à petit-déjeuner une omelette aux lardons, du saumon fumé sur du pain sans gluten beurré (végétal, le beurre, de préférence), ou un sandwich de pain sans gluten avec du fromage de brebis et du jambon… J’avais, cependant, peur que cela ne fasse pas suffisamment monter ma glycémie. C’était l’occasion de faire un petit extra. Je pratique le cheat meal de manière hebdomadaire, et je ne m’en porte que mieux !

Il fallait que je retourne au laboratoire effectuer une seconde prise de sang une heure après avoir commencé à manger. Puis, deux heures après, comme pour l’hyperglycémie provoquée.

La peur de la nouveauté

Évidemment, au labo, le personnel a un peu tiqué en voyant mon ordonnance. Mais j’ai bien l’habitude. J’ai gentiment expliqué ce que ma sage-femme voulait faire.

La secrétaire a appelée une laborantine pour avoir son avis. Elle m’a dit que ce n’était pas possible, de prime abord. Puis, elle s’est adoucie et a dit qu’elle allait respecter ce qui était écrit. J’ai pensé à bien garder mon calme et à sourire pour faire passer le truc en douceur. J’ai tenté de ne pas me justifier, et d’aller dans leur sens, en disant que je comprenais bien leur inquiétude. Et j’ai même dis que, s’il fallait faire le test de manière classique, je ne m’y opposerai pas. J’ai ajouté un petit sourire en mode « peace and love ». C’est passé comme une lettre à la poste : « Non, non, Madame, pas de problème, on va faire ce que votre sage-femme a recommandé ». Comme quoi, ça fonctionne ! Vive la communication non-violente !

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Petite anecdote

Mon médecin homéopathe me prescrit souvent des dilutions hautes voire très hautes de remède homéopathiques. Et, côté posologie, c’est, bien souvent, un ou deux granules par semaine pendant 4 semaines, par exemple. La pharmacie a l’habitude et me voit arriver, maintenant. Mais, les premières fois, elle cherchait à rectifier la posologie. Ou bien me demandait si je me souvenais de ce que le médecin m’avait dit à ce niveau-là, il y avait forcément une erreur… Quand je confirmais ce qui était écrit, ça les faisait souvent beaucoup rire, ou les étonnait énormément. Heureusement, le personnel de cette pharmacie est très ouvert, et m’a même déjà dit qu’elles avaient appris quelque chose – il n’y a que des femmes. Flattée d’avoir permis l’acquisition de nouvelles connaissances à des cerveaux déjà bien remplis, je pense ! Voilà pour la petite aparté…

Pourquoi faire un dépistage du diabète gestationnel

Évidemment, il peut y avoir suspicion de diabète. Les signes qui pourraient faire douter le personnels médical sont :

  • une soif intense

  • des mictions très fréquentes

  • une grande fatigue

  • une forte prise de poids ou perte de poids

Mais, comme pour ma première grossesse, un poids « élevée » de la femme enceinte peuvent, chez certains médecins, conduire à prescrire ce test de manière systématique.

Enfin, si le poids du bébé paraît trop élevé, on pourra aussi pratiquer un dépistage du diabète gestationnel.

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Je trouve qu’il est dommage de se baser sur un poids, que ce soit celui du fœtus ou de la future maman.

Le diabète peut être présent chez un personne présentant un poids « normal ». Autrement dit, ayant un Indice de Masse Corporelle (IMC) correct.

A contrario, une femme ayant un IMC révélant un surpoids peut ne pas du tout avoir de diabète. Comme cela m’est arrivé, en fait.

L’IMC se mesure comme ceci:

poids / (taille en cm au carré)

Un IMC situé entre 18,5 et 25 révèle une corpulence normale. Entre 25 et 30, un surpoids.

Voici le calcul de mon IMC :

70 / (1,70*1,70) = 24,2

Mon mari pense que, vu sa corpulence – il est très grand et très sec – il peut manger tout ce qu’il veut. Il comprend quand je lui explique que les sucres très rapides et de très mauvaise qualité qu’il peut ingérer ne s’envolent pas mais peuvent créer un diabète de type 2, souvent décelé vers l’âge de 45 à 50 ans. Je ne parle pas des mauvaises graisses type saucisson, qu’il avale quotidiennement et qui s’occupent de son cholestérol, car c’est un autre sujet. Mais, il n’en tient pas compte. Comme beaucoup d’humains, moi incluse, il s’occupe de quelque chose quand il est confronté à un problème causé par cette chose. Prévenir, c’est difficile pour le cerveau humain!

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Femme enceinte atteinte de diabète gestationnel

Bref, le but étant de dire que le diabète, ça ne se voit pas toujours. Je pense que le corps médical met parfois le doigt à un endroit, et affole un patient « pour rien », alors qu’un autre aurait peut-être plus besoin d’être suivi. Les raisons invoquées pour le dépistage du diabète gestationnel ne sont pas nécessairement les bonnes.

Et vous, avez-vous subi un dépistage du diabète gestationnel pendant votre grossesse ?

Comment l’avez-vous vécu ? Avez-vous pu avoir « un traitement de faveur », comme moi ?

Qu’en pensez-vous ?

Merci de vos partages d’expériences!

Comme d’habitude, cochez la case « m’informer de tous les nouveaux articles » pour n’en rater aucun ! A bientôt !

Natacha

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